Le vent éparpille la laine grise sur les toits
et l’aiguille noue et dénoue le même fil
sur le sol de nos nuits jonché d’immondices.
Qui suis-je
encore et encore
si ce n’est ce critérium dont la mine ne cesse de se briser sous la pression de ma propre main.
Je voudrais seulement découvrir une autre manière de vivre avec du feu et des chimères
de la suie sur les joues sous les ongles parfois sur le front
écrire à mon tour une saison en enfer
pour ne pas y demeurer plus longtemps

25 janvier 2008 à 20:29
c’est beau…tu devrais plus souvent nous livrer tes pensées…elles sont belles…bisous.
6 février 2008 à 1:15
parce qu’il faut le travailler ce noir,
pétrir la pâte,
s’en imprégner tout entier,
se fondre dans la masse,
et rentrer comme si de rien n’était…
j’aimerai tant
sortir du trou
arrêter de broyer du noir
pour rien
je préfèrerais que joliment
il dessine des choses sur le papier
trop blanc.
19 février 2008 à 9:40
Décidement, ce blog recéle des trésors. Merci pour ces moments de pur bonheur. LLR