Le blog de la collectionneuse de papillons

Le vent éparpille la laine grise sur les toits

et l’aiguille noue et dénoue le même fil

sur le sol de nos nuits jonché d’immondices.

Qui suis-je

encore et encore

si ce n’est ce critérium dont la mine ne cesse de se briser sous la pression de ma propre main.

Je voudrais seulement découvrir une autre manière de vivre avec du feu et des chimères

de la suie sur les joues sous les ongles parfois sur le front

écrire à mon tour une saison en enfer

pour ne pas y demeurer plus longtemps

3 commentaires pour “”

  1. juju.k dit :

    c’est beau…tu devrais plus souvent nous livrer tes pensées…elles sont belles…bisous. :-)

  2. dianeenminuscule dit :

    parce qu’il faut le travailler ce noir,
    pétrir la pâte,
    s’en imprégner tout entier,
    se fondre dans la masse,
    et rentrer comme si de rien n’était…

    j’aimerai tant
    sortir du trou
    arrêter de broyer du noir
    pour rien
    je préfèrerais que joliment
    il dessine des choses sur le papier
    trop blanc.

  3. sebastien dit :

    Décidement, ce blog recéle des trésors. Merci pour ces moments de pur bonheur. LLR

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